L’affaire T. Barahira et O. Ngenzi : semaine 20-24 juin 2016

Mardi 21 juin 2016

Cette journée est marquée par une nouvelle importante : la présidente de la Cour d’assises, Madame MATHIEU annonce son retrait du procès. Elle se retire pour rester auprès de son mari gravement malade. Elle est remplacée par le premier assesseur, Monsieur DUCHEMIN. Celui-ci étant présent depuis le début du procès, aucune objection ne sera retenue par les différents avocats de toutes les parties.

L’audience reprend alors avec l’audition de 5 témoins. Ils témoignent tous sur des faits concernant des perquisitions arbitraires. Ces perquisitions se déroulaient dans des maisons de personnes que l’on considérait comme complices de Tutsi. Elles se faisaient sous la présence de M. Ngenzi.

Les deux premiers témoins, un couple marié, se soumettent à un interrogatoire anonyme mais pour des raisons de véracité des témoignages, les identités sont vérifiées par le président. Leur témoignage est anonyme parce qu’ils craignent des tensions des suites de leur témoignages.

Le premier témoin est entendu en visio-conférence anonymement. C’est une femme. Elle est Tutsi et est mariée à un Hutu. Elle raconte que M. Ngenzi est venu chez elle, qu’il était armé et accompagné d’un homme tenant une grenade et de deux Interahamwe. Il est entré et a fouillé sa maison. Elle a dû promettre de n’enfanter que des enfants Hutu.

Sa sœur, qui s’était échappé de l’église de Kabarondo et qui se cachait chez elle, a été fusillée. M. le président rappelle les faits tels qu’elle les a décrits aux gendarmes et au juge d’instruction et les raisons de son témoignage anonyme.

Les questions de l’avocat général et les déclarations de Me Mathé mettent l’anonymat de ce témoin en péril. Cependant, Me Mathé soulève le fait que les seules personnes à ne pas savoir qui elle est sont les jurés et le public.

Le second témoin est le mari du témoin X entendu juste avant. Pour les mêmes raisons que sa femme, il témoigne également anonymement.

C’est lui qui avait caché sa belle-sœur chez lui. M. Bienfaiteur lui aurait donné l’ordre de l’exécuter mais il n’a pas pu le faire et c’est une autre personne qui s’en est chargé, M. TURATSINZE.

  1. le président lui pose des questions notamment sur les dire de M. Ngenzi quant à la personne qui aurait tué sa belle-sœur. D’après ce que M. Ngenzi avait affirmé, c’était bien lui qui avait tué sa belle-sœur. Le témoin nie. Ce qui n’est cependant pas remis en cause, c’est la présence de M. Ngenzi durant toute la scène. C’est même lui qui aurait donné les ordres.

Les questions de l’avocat général sont là pour mettre en évidence l’implication de M. Ngenzi, dont le témoin confirme et la présente et la position dominante. L’avocat général veut également savoir si le témoin est au courant d’un quelconque détournement de fonds.

Les questions de Me Mathé sont quant à elles restées pour la plupart sans réponses directes et précises.

Le troisième témoin, M. Gérard NSHIRIZUNGU, est le voisin du couple qui témoigne avant lui. L’audition se déroule en visioconférence. Il parle également de l’affaire qui précède et de l’implication de M. Ngenzi. Durant son témoignage, en racontant ce qu’il a vu, il donne le nom du mari ce qui soulève l’anonymat de ces personnes. Cependant, son témoignage colle à la version donnée par le mari. M. Ngenzi était bien présent et il a donné l’ordre de tuer cette femme Tutsi.

La crédibilité de ce témoin va, cependant, être remise en question par M. le président, l’avocat général et Me Mathé. Il était jeune, loin…

L’audition de M. Moïse DUSENGIMANA, vacher, cousin de BARAHIRA va être légèrement différent des précédents. Lui dit que M. Ngenzi était bien présent mais que tout est de la faute des Interahamwe. Ce sont eux qui auraient donné l’ordre de tuer la belle-sœur. Mais, oui, M. Ngenzi ne s’y est pas opposé, il n’a pas essayé d’aider cette femme. Son témoignage remet en question la place de M. Ngenzi dans cette histoire. Mais il s’accorde à dire qu’en tant que bourgmestre, il avait la possibilité d’agir et de s’interposer.

Alors que l’avocat général essaie par tous les moyens de lui faire dire que M. Ngenzi est coupable, Me Mathé tant à discréditer ce témoin.

Le dernier témoin de cette journée est de Médiatrice UMUTESI, partie civile.

Elle aussi raconte une perquisition qui s’est déroulée chez elle et dans la violence. M. Ngenzi était alors venu, en compagnie de militaires, fouiller sa maison. Elle raconte qu’avant tout cela, ils entretenaient de bonnes relations. Mais avec le multipartisme, son mari était dans un parti opposé au MRND.

La deuxième partie de son récit se porte sur les faits qui se sont déroulés au lendemain de l’attaque à l’église de Kabarondo. Son domicile étant proche de l’église, de nombreux Tustsi y étaient venus se réfugier. Mais une nouvelle fois, M. Ngenzi est venu armé chez elle à la recherche des « Inyenzi » (cafards en kinyarwanda). Elle avait retiré quelques jours auparavant de l’argent qu’elle cachait chez elle. Lorsqu’un militaire le lui a demandé, elle a tout donné et s’est caché pendant que les militaires embarquaient tous les réfugiés. Elle raconte alors que le lendemain, elle a appris qu’ils avaient tous été exécuté au centre communal.

Tous ces faits ne font état de la présence que de M. Ngenzi et non de M. Barahira.

Mercredi 22 juin 2016

La journée du mercredi est consacrée à la suite de l’audition de la Médiatrice UMUTESI, dont la déposition spontanée avait eu lieu la veille. Place aux questions donc pour ce témoin partie civile et entendu à de nombreuses reprises, comme le rappelle le président.

Mme UMUTESI décrit les relations qu’elle entretenait avec les accusés. Arrivée à Kabarondo en 1985 seulement, elle n’a pas vraiment connu BARAHIRA comme bourgmestre mais ce dernier et son mari étaient amis et il est le parrain de ces deux enfants. Bien que provoquant la surprise de Maître MEILHAC, ce lien sera expliqué par la position des deux hommes dans la politique et la culture rwandaise. Quant à NGENZI, le témoin parle du respect dû au rang de NGENZI, aussi s’ils se connaissaient, ils n’étaient pas intimes.

Le témoin évoque ensuite les différentes perquisitions dont elle a été victime. Son mari étant président communal du Parti Libéral (LP), ils étaient une cible privilégiée. D’autres subiront également ces perquisitions, à l’instar de MURENZI, ami de KAJEGUHAKWA, propriétaire de la station-service et accusé de financer les Inkotanyi et de recruter pour le FPR.

Après le massacre, le 13 avril 1994, le témoin déclare qu’un certain nombre de rescapés se sont réfugiés chez elle. Sa maison étant située aux abords de l’église, elle a entendu des cris et des pleurs ainsi que des bruits d’explosion jusqu’à la tombée de la nuit.

Le témoin raconte comment son mari et elle ont été avertis par leur chauffeur et employé, MUNYANGAJU, le lendemain des perquisitions du 17 avril, qu’une réunion s’était tenue chez un certain VEDASTE et que des hommes allaient venir chez eux pour tuer les réfugiés. NSABIMANA, qui avait, selon le témoin toujours, volé la voiture sa témoin et assassiné sa sœur voulait également tuer le témoin de peur que celle-ci ne se venge.

L’interrogatoire de la défense revenant sur ce point plus tard, on apprendra que MUNYANGAJU, également cousin du mari du témoin, avait proposé son aide au témoin et deviendra après le génocide député du Parti Libéral Pawa.

Le témoin relate ensuite les faits de la soirée du 17 avril. NGENZI est venu chez elle en compagnie du Capitaine TWAGIRAMUNGU. Menacée d’une arme, elle demande à NGENZI de lui laisser la vie sauve, ce dernier la rassure sur son sort. Les militaires ont pendant ce temps fait sortir les personnes qui se cachaient chez elle. Le témoin raconte avoir été épargnée en payant les militaires. La médiatrice n’est pas en mesure de donner le nombre de militaires présents dans la maison.

Selon la médiatrice toujours, NGENZI n’était pas menacé ou effrayé par les militaires, pas plus qu’il n’était sous leur autorité.

Avant d’être interrogée par les autres parties, le président questionne le témoin sur les membres de sa famille décédés. Maître MARTHE lui fera plus tard préciser que peu d’entre eux seront tués à Kabarondo.

Le témoin déclare ensuite spontanément : « Je remercie la justice parce ce que ce qui nous est arrivé nous a beaucoup affligés. Nous souhaitions que quelqu’un puisse nous entendre comme des gens qui doivent être rétablis dans leurs droits. » Elle souhaite que leur soient attribués des dédommagements en faveur des veuves et des orphelins et que la justice voit où se trouve la vérité.

 Suivront quelques questions des jurés sur l’identité des rescapés que le témoin a hébergés, il s’agissait essentiellement de femmes et d’enfants. Le témoin mentionne ensuite la vie depuis le génocide et la volonté de désormais rejeter toute considération ou discrimination ethnique.

Interrogée par Maître DECHAUMET, la médiatrice précise que la RTLM était bien captée à Kabarondo. Revenant sur le témoignage de l’Abbé INCIMATA, la médiatrice précise qu’il ne n’a pas mentionné le changement de comportement de NGENZI car il ne pouvait, au vu de sa position, connaître du comportement de NGENZI envers des citoyens lambda. Maître DECHAUMET se penche ensuite sur le ressenti du témoin pendant et après l’enlèvement des personnes réfugiées chez elle. Le témoin déclare revivre encore cet événement aujourd’hui.

Quant au caractère des accusés, le témoin décrit NGENZI comme un homme plein de malice et menteur qui « pouvait vous tuer en souriant ». Le témoin déclare ne pas avoir reçu de pression pour témoigner.

Vient le tour de l’avocat général d’interroger le témoin, selon la médiatrice, NGENZI suivait la ligne sectaire du MNRD et il est celui qui a désigné sa maison aux militaires. Le témoin entendra également des bruits au centre de santé voisin, elle sera, par la suite, renseignée sur les évènements qui s’y étaient déroulés. Elle déclare, sur l’insistance de Monsieur COURROYE, qu’il a été procédé à des rafles pour « terminer le travail ». Elle précise de nouveau que NGENZI n’était pas contraint par les militaires. Sur les coups portés par BARAHIRA à des rescapés, le témoin rappelle le contexte rwandais de l’époque, un tel comportement des autorités n’étant pas rare au moment des faits.

Maître MATHE cherche par son interrogatoire à reconstituer la chronologie des faits. Face aux hésitations du témoin, l’avocate souligne l’inconstance de la médiatrice et ses déclarations « à géométrie variable ». Sur la question des relations de son mari avec le Hutu Pawa, le témoin précise que celui-ci était décédé à la naissance de cette branche extrémiste.

L’interrogatoire de Maître MEILHAC va ensuite s’avérer mouvementé. Alors que l’avocat s’étonne que le témoin ait choisi BARAHIRA, un homme réputé méchant, comme parrain pour ses enfants, le témoin rétorque que l’accusé et son mari étaient amis d’enfance et que les choses se passaient ainsi à l’époque au Rwanda. Suite à une intervention, cette fois de Monsieur COURROYE, l’avocat ne manquera pas de faire remarque au témoin que l’avocat général cherche à voler à son secours même si ce n’est pas son rôle

La défense se concentre ensuite sur la réunion du MNRD sur la place du marché qu’aurait animée BARAHIRA. Le témoin déclare n’avoir participé à aucune réunion mais l’aurait entendu depuis son magasin. Face à l’insistance de la défense, Maître PADONOU interrompt, « elle dit bien que c’était devant chez elle et que BARAHIRA avait un porte-voix ». Maître DECHAUMET souligne en réponse qu’il existe une différence entre participer et assister. Accusé de ne lire que ce qu’il souhaite dans les déclarations du témoin, l’avocat met un terme à son interrogatoire, déclarant que « cela devient grotesque ». Maître LAVAL ne manquera pas de surenchérir, « ce que nous voyons surtout c’est que cela met en difficulté votre client puisqu’il est censé ne plus avoir eu d’activité politique à partir de 1986 quand il n’est plus bourgmestre. Votre client est le plus gros des menteurs ».

Jeudi 23 juin 2016

Le premier témoin, Jacqueline MUGUYENEZA, rescapée et partie civile, explique de manière très détaillée les journées qui ont suivi l’attentat contre le président HABYARIMANA. Elle déclare ainsi que, suite au massacre de l’église, elle a trouvé refuge chez son amie Médiatrice UMUTESI, avec d’autres rescapés. Elle affirme que des militaires ont encerclé la maison le 17 avril, et que NGENZI était en leur compagnie, armé. Par la suite, la plupart des rescapés seront exécutés par les militaires dans leur voiture selon le témoin, et M. NGENZI était à ce moment-là aussi présent.

Le témoin suivant, Augustin NSENGIYUMVA, qui était chez sa cousine Médiatrice au moment des faits, fait état des événements qui se sont déroulés la journée du 17 avril : des militaires ont encerclé la maison, et NGENZI aurait ordonné de faire sortir tous les rescapés, qui seront alors emmenés à bord de deux voitures. Ce dernier a pu descendre du véhicule avant les exécutions, il n’y a donc pas assisté.

Il explique que NGENZI lui semblait bien être le chef de la rafle, et que l’objectif de cette dernière était clair : abattre les Tutsis. Toutefois, le témoin n’est quelquefois pas très clair, et son témoignage est relativement confus.

Le troisième témoin entendu, David TANAZIRABA était assistant bourgmestre en 1994. Il serait resté chez lui durant toute la période des massacres car il cachait des Tutsis. Il souligne en outre que NGENZI, en tant qu’autorité, aurait du protéger la population, ce qu’il n’a pas fait. Il affirme que NGENZI connaissait les Interahamwe du secteur, et que des armes ont été distribuées dans la commune. A la fin de l’audition du témoin, le président demande à M. NGENZI pourquoi il rit depuis un moment : ce dernier souhaite s’expliquer, le président lui expliquera qu’il pourra le faire plus tard.

L’audition suivante se déroule par visioconférence. Mme Marie MUKABARANGA explique qu’après le massacre de l’église, des rescapés se sont réfugiés chez elle. NGENZI serait alors venu, pour la menacer et vérifier qu’elle ne cachait pas des Tutsis. M. NGENZI affirme pour sa part être venu pour la prévenir qu’ils seraient attaqués. Une rafle a d’ailleurs eu lieu le lendemain – à laquelle ne participait pas NGENZI – mais les militaires n’ont trouvé personne, les rescapés ayant pu s’enfuir avant. Maître MATHE lui demande alors si elle ne pense pas que sans l’avertissement de NGENZI elle aurait été tuée : le témoin répond alors par l’affirmative.

Le dernier témoin de la journée, Marie-Thérèse NAKAZI, dénote parmi les témoins précédents. Cette dernière n’a vu ni NGENZI ni BARAHIRA durant la période du génocide. Elle affirme en outre que NGENZI était une personne sociable, qui ne faisait pas de différences entre Hutus et Tutsis et qu’il avait été très choqué après le génocide : il se serait occupé des blessés, aurait hébergé des Tutsis chez lui et aurait veillé à ce que les morts soient enterrés.

Vendredi 24 juin 2016

Le premier témoin auditionné, Philippe RUKAMBA, était prêtre à Kibungo à l’époque des faits. Il souligne que si NGENZI était bien membre du MRND, cela était le cas de tout le monde. Il raconte que NGENZI est venu réclamer une rançon à l’évêché, en échange de l’abbé PAPIAS et qu’il était alors armé. Cet épisode n’a toutefois pas eu lieu au moment des massacres à Kibungo, soit les 17/18 avril.

Il raconte par la suite les autres massacres qui ont eu lieu à Kibungo, notamment à l’église et précise que toutes les églises du pays étaient attaquées au moment du génocide, et les Tutsis massacrés dans ces lieux de culte.

Un avocat des parties civiles, Maître PARUELLE interroge le témoin sur l’existence de listes. Ce dernier confirme que des listes étaient dressées au moment des massacres par les autorités.

Le président décide alors de confronter le témoin à M. NGENZI, qui explique qu’il n’a reçu que 40 000 francs, qu’il n’était en outre pas armé ce jour-là et qu’il n’avait pas bu. Le témoin confirme que NGENZI était bien seul et qu’il lui a remis l’argent.

Le second témoin, Bellancila UWAMBAYIMPUMBYA, est l’épouse de NGENZI. Elle le décrit comme quelqu’un de bien et comme un bon père. Elle affirme en outre que son mari, suite à l’attentat du 6 avril, a eu une attitude exemplaire : il aurait travaillé de concert avec le prêtre pour protéger la population, leur conseillant de rester chez eux, il faisait livrer du bois pour le chauffage à l’église et amenait les blessés à l’hôpital. Elle explique que le 13 avril, des militaires avaient évoqué le fait que NGENZI était un complice du FPR. Le 16 avril, NGENZI lui aurait demandé 50 000 francs pour payer la rançon de l’abbé Papias.

Enfin, lors de leur départ vers la Tanzanie, son mari aurait été molesté par des militaires qui le soupçonnait d’être un complice du FPR.

Elle s’adresse par la suite à la Cour et leur demande avec émotion de rendre justice et déclarer son mari innocent, leur expliquant qu’il est selon elle l’un des rares bourgmestres qui a tenté de protéger les Tutsis lors du génocide.

Suite aux questions du président, elle affirme que NGENZI n’a pas été à l’église le 13, et que concernant les perquisitions, les témoins ont été manipulés afin de témoigner contre lui. Suite à cela, un juré lui demande pourquoi tant de mensonges sont proférés par les témoins à l’encontre de NGENZI : cette dernière explique alors que toutes les autorités doivent être jugées, mais que le TPIR l’a bien compris, car des accusés ont été acquittés malgré des dépositions de témoins à leur encontre. Selon elle, les réfugiés à l’église n’ont jamais eu faim, ni soif, son mari ayant toujours joué son rôle de bourgmestre.

Enfin à l’occasion des questions de Maître MATHE, elle réaffirme que son mari est innocent, et qu’il était à l’époque en danger de mort.

Le troisième témoin de la journée, Felicia KANTARAMA, est entendue par visioconférence. Cette dernière affirme toutefois ignorer ce qu’il s’est passé durant le génocide, ayant fui. Elle n’apporte donc pas de réels éléments au procès.

Le dernier témoin de la journée, Alice UWIMPHURA, qui avait 10 ans à l’époque des faits, s’était réfugiée chez M. NGENZI. Elle commence son témoignage en remerciant NGENZI de lui avoir sauvé la vie. Cette dernière s’était réfugiée avec sa famille dans la cave de l’église. Suite au massacre, l’abbé INCIMATATA leur avait conseillé de se réfugier chez NGENZI. Elle explique donc que si NGENZI était un tueur, le prêtre ne leur aurait pas conseillé de se rendre chez lui. Un des jurés lui demande si elle est Hutu ou Tutsie. Cette dernière précise alors qu’elle est Hutu mais qu’elle était en danger de mort car sa marraine était Tutsie.

Pour finir la journée, est lue la déposition de Claire MUTETERI. Selon cette dernière, O. NGENZI aurait remis à sa mère et elle des cartes d’identité Hutus.

Sarah Akis, Laureen Bokanda-Masson et Maria Saab

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s